Émissions de gaz à effet de serre par habitant : capitales européennes
Émissions de GES par habitant (tonnes CO2-équivalent)
| Entité | Valeur | Date |
|---|---|---|
| BE10 | 9,6 t | 31 décembre 2023 |
| AT13 | 8,2 t | 31 décembre 2023 |
| DK01 | 5,8 t | 31 décembre 2023 |
| NL33 | 9,1 t | 31 décembre 2023 |
| DE30 | 10,8 t | 31 décembre 2023 |
| FR10 | 5,5 t | 31 décembre 2023 |
Méthodologie
Comparaison des émissions nettes de gaz à effet de serre par habitant (en tonnes d'équivalent CO2), incluant l'usage des terres et la foresterie (LULUCF), publiées par Eurostat dans le cadre du suivi des ODD. Les données sont au niveau national. Les émissions réelles des régions-capitales sont généralement inférieures à la moyenne nationale (moindre activité industrielle, plus forte densité de transport public), mais aucune ventilation régionale harmonisée n'existe.
Limites de comparabilité
Les émissions sont calculées au niveau national et non régional. Les régions-capitales ont généralement des émissions par habitant inférieures à la moyenne nationale (urbanisation, transports publics, faible industrie lourde). Les valeurs présentées sont donc des approximations hautes pour les capitales. De plus, les méthodologies de comptabilisation peuvent varier selon les pays (inclusion ou non du LULUCF, périmètre des émissions indirectes).
Contexte
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) par habitant constituent un indicateur essentiel pour évaluer l'empreinte climatique d'un pays. Eurostat publie ces données dans le cadre du suivi de l'objectif de développement durable n° 13 (lutte contre le changement climatique). Les chiffres présentés ici sont des moyennes nationales pour l'année 2023, utilisées comme approximation pour les régions-capitales en l'absence de ventilation régionale harmonisée.
Les données comparées
L'écart entre les six pays est considérable. La France affiche les émissions les plus basses (5,5 tonnes de CO2-équivalent par habitant), un résultat largement attribuable à son parc nucléaire qui fournit une électricité faiblement carbonée. Le Danemark, avec 5,8 tonnes, bénéficie de ses investissements massifs dans l'éolien, qui ont permis de réduire fortement la part des combustibles fossiles dans son mix énergétique. À l'opposé, l'Allemagne présente les émissions les plus élevées du panel (10,8 tonnes), en raison de sa base industrielle lourde et de sa dépendance historique au charbon, bien que la tendance soit à la baisse. La Belgique (9,6 tonnes) et les Pays-Bas (9,1 tonnes) se situent au-dessus de la moyenne de l'UE, reflétant une forte densité industrielle et un réseau de transport encore très dépendant des énergies fossiles. L'Autriche (8,2 tonnes) occupe une position intermédiaire, soutenue par sa part élevée d'hydroélectricité.
Impact de la crise de gouvernance à Bruxelles
En Région bruxelloise, l'absence de gouvernement de plein exercice depuis juin 2024 a des conséquences directes sur la politique climatique. Le Plan Air-Climat-Énergie (PACE), qui fixe les objectifs de réduction des émissions pour la Région, ne peut être ni actualisé ni renforcé sans autorité politique habilitée. Par ailleurs, les primes Renolution — le dispositif régional de subventions à la rénovation énergétique des bâtiments — sont gelées depuis l'entrée en affaires courantes. Or, le secteur du bâtiment représente la première source d'émissions de GES en Région bruxelloise (environ 60 % des émissions directes). Ce blocage retarde concrètement la capacité de la Région à réduire son empreinte carbone, alors que les objectifs européens pour 2030 se rapprochent.
Sources
- Eurostat, indicateur ODD sdg_13_10 — Émissions nettes de gaz à effet de serre par habitant, données 2023, extraites en février 2026
- Bruxelles Environnement, Plan Air-Climat-Énergie (PACE) — dernière mise à jour 2023
- Région de Bruxelles-Capitale, dispositif Renolution — site officiel
Source: Eurostat — sdg_13_10
Dernière mise à jour : 10 février 2026