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Brussels Governance Monitor

La COCOM : Commission communautaire commune

L'institution bicommunautaire qui gère la santé et l'aide sociale à Bruxelles

La COCOM (Commission communautaire commune), ou GGC en néerlandais, est une institution unique en Belgique. Elle gère les matières « bipersonnalisables » à Bruxelles — celles qui concernent les personnes indépendamment de leur appartenance linguistique : santé, aide sociale, personnes âgées, handicap.

Pourquoi la COCOM est essentielle

À Bruxelles, quand vous allez dans un hôpital, une maison de repos ou un centre d'aide sociale qui n'est rattaché ni à la communauté française ni à la communauté flamande, c'est la COCOM qui le réglemente et le subventionne. C'est aussi la COCOM — via Iriscare — qui gère les allocations familiales bruxelloises depuis la 6e réforme de l'État.

Gouvernance

L'Assemblée réunie de la COCOM est composée des mêmes 89 parlementaires que le Parlement bruxellois. Son Collège réuni est composé des mêmes ministres que le gouvernement régional (sans les secrétaires d'État). Conséquence directe : quand le gouvernement régional est en affaires courantes, la COCOM l'est aussi. Les deux institutions sont structurellement liées.

Iriscare : le bras opérationnel

Iriscare est l'organisme d'intérêt public bicommunautaire créé par la COCOM. Il gère concrètement les allocations familiales, l'aide aux personnes handicapées, le financement des maisons de repos et des institutions de soins. C'est l'équivalent bruxellois de l'AVIQ (Wallonie) ou du VAPH (Flandre).

Compétences

Politique de santé bicommunautaire — Aide aux personnes (CPAS, sans-abri, aide sociale) — Allocations familiales — Personnes âgées (maisons de repos) — Personnes handicapées — Coordination hospitalière

La crise 2024-2026 : leçons pour la COCOM

Entre juin 2024 et février 2026, la COCOM a été paralysée en même temps que le gouvernement régional : pas de nouvelles ordonnances, pas de nouveaux investissements en santé, pas de renouvellement des conventions avec les institutions de soins. Les dossiers les plus urgents — plan santé mentale, réforme de l'aide aux sans-abri — ont été gelés pendant 613 jours. Depuis la prestation de serment du gouvernement Dilliès (février 2026), la COCOM a retrouvé sa pleine capacité d'action.