Sécurité : commissaire anti-drogues, 10M EUR gares, criminalité stable
En coursCe dossier avance normalement dans le cadre actuel.
Opération Green Shield : 200 militaires déployés à Bruxelles et Anvers (23 mars, 3 mois, réduction à 90), ~600 personnes en rotation. Dotation SIAMU triplée (15,4M EUR/an). Task Force hotspot gare du Nord (fermeture nocturne 1h-6h). Escalade de violences à Saint-Gilles (3 incidents 15-18 avril, école touchée). Agression CPAS Anderlecht (25 mars). Commissaire anti-drogues et 10M EUR gares prévus par la DPR.
En bref (lecture facile)
La Région veut rendre Bruxelles plus sûre : plus de pompiers, des caméras connectées et un commissaire chargé de la lutte contre les drogues.
Chiffres cles
10millions EUR (gares du Midi et du Nord)
Investissement sécurisation gares
1,5million EUR/an à partir de 2027 (création confirmée le 16 juin 2026)
Commissaire régional aux drogues — budget
~60 camérasgares Nord et Midi, dans un plan de 10 M EUR/an (18 juin 2026)
Plan Gares (volet sécurité)
2 phases
Renforcements effectifs SIAMU
15,4millions EUR/an (×3, était 5,7M€)
Dotation fédérale SIAMU
Quartier Nord : les auditeurs du Conseil d'État écartent les recours en urgence (10 août 2026)
Le lundi 10 août 2026, le Conseil d'État a tenu audience sur deux recours dirigés contre la fermeture nocturne obligatoire des commerces du quartier Nord, entre 1h et 6h :
- un recours en suspension d'urgence introduit par des commerçants schaerbeekois ;
- un recours visant la même mesure côté tennoodois, porté par une travailleuse du sexe ainsi que par les associations Espace P et Utsopi.
Les deux requêtes invoquaient des manquements dans la motivation de la mesure, en particulier sur sa proportionnalité.
Ce que disent les rapports d'auditeur
Les auditeurs écartent l'urgence dans les deux affaires, estimant sa justification insuffisante. Pour le dossier schaerbeekois, l'auditeur se prononce en outre sur le fond, en extrême urgence, dans le sens de la commune. Aucune analyse au fond n'a été rendue pour le dossier tennoodois.
Les deux communes obtiennent donc un premier signal favorable, mais assorti de réserves : selon la presse, le rapport se montre nettement moins net sur le fond que sur l'urgence, et laisse planer un doute sur une éventuelle prolongation au-delà de fin septembre 2026.
Pourquoi la distinction compte
Un rapport d'auditeur n'est pas un arrêt. L'auditeur instruit et propose ; la juridiction décide, et peut s'en écarter. À ce stade, aucune décision juridictionnelle n'a été rendue sur la légalité de la mesure.
Rappel du calendrier : la fermeture nocturne a été adoptée par Schaerbeek et Saint-Josse-ten-Noode en mars 2026, est entrée en vigueur début avril, puis a été prolongée en juin jusqu'à fin septembre 2026. Schaerbeek a assoupli l'horaire à 3h les nuits du vendredi au samedi, du samedi au dimanche et les veilles de jours fériés ; Saint-Josse n'a pas suivi cet assouplissement.
Sources : L'Avenir (12 août 2026) ; La DH (12 août 2026). Confiance : non confirmée. L'audience, le sens des rapports d'auditeur et la distinction entre les deux communes sont rapportés par deux titres du même groupe de presse ; aucun rapport d'auditeur ni aucun arrêt n'a pu être consulté.
Bruxelles se constituera partie civile contre des hooligans brugeois pour les violences racistes de Molenbeek (10 juillet 2026)
Le 10 juillet 2026, le ministre des Solidarités et de l'Égalité des chances a annoncé que la Région de Bruxelles-Capitale se constituera partie civile dans la procédure judiciaire visant des hooligans du Club Brugge pour des violences racistes commises le 4 mai 2025 à Molenbeek-Saint-Jean.
Ces faits, survenus en marge de la finale de la Coupe de Belgique, sont distincts des chants antisémites entonnés par des supporters brugeois lors du « Topper » RSC Anderlecht – Club Brugge du 3 mai 2026 (voir la section « Chants antisémites Anderlecht-Bruges » plus loin dans cette carte). Il s'agit ici d'un épisode antérieur et séparé, impliquant des violences physiques et non des chants : des supporters brugeois avaient quitté les itinéraires balisés pour se rendre dans plusieurs quartiers bruxellois, où ils ont pris pour cible des habitants en raison de leur origine réelle ou supposée, agressé des commerçants, insulté et frappé des femmes, causant plusieurs blessés graves.
En se constituant partie civile, la Région entend faire reconnaître un préjudice propre, distinct de celui des victimes directes : atteinte à son image de capitale ouverte et inclusive, à ses politiques d'égalité des chances et de cohésion sociale, ainsi qu'à la mobilisation exceptionnelle de moyens publics qu'ont nécessitée ces événements. Plusieurs prévenus devront répondre devant le tribunal correctionnel de coups et blessures volontaires avec circonstance aggravante de mobile raciste. La constitution de partie civile ne préjuge ni de l'issue du procès pénal ni de la décision du tribunal sur sa recevabilité.
Sources : be.brussels, cabinet du ministre des Solidarités et de l'Égalité des chances (10 juillet 2026) ; RTBF (10 juillet 2026). Confiance : official (communication ministérielle officielle).
Verdict dans le procès de la fusillade de la station Clemenceau (3 juillet 2026)
La 47e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a rendu son jugement le vendredi 3 juillet 2026 dans l'affaire de la fusillade survenue à la sortie de la station de métro Clemenceau (Anderlecht) le 5 février 2025, un incident largement filmé et partagé sur les réseaux sociaux qui avait symbolisé la montée de la violence armée et des règlements de comptes liés au trafic de drogue dans la capitale.
Deux jeunes hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont été condamnés. Le premier a écopé de 13 ans de prison pour avoir tiré 23 coups de feu en 6 rafales avec une kalachnikov (AK-47) en direction de dealers rivaux déplacés en trottinette, qui avaient repris le point de deal (lieu de vente de stupéfiants) « Clemenceau » au groupe basé sur le site du Peterbos ; il avait pris la fuite après les faits, coupé son bracelet électronique, et est resté en cavale plusieurs mois, jusqu'à son arrestation le 16 juin 2026. Le second a été condamné à 11 ans de prison : il portait une carabine M4 qu'il n'a pas utilisée, affirmant avoir volontairement sabordé son arme en chargeant une balle à l'envers pour la faire s'enrayer, une version que le tribunal a jugée non crédible, retenant plutôt un simple défaut de fonctionnement de l'arme ; il avait lui aussi coupé son bracelet électronique avant son arrestation en avril 2026.
Personne n'a été blessé ce matin-là, mais une balle s'est logée dans la chambre d'un enfant, dans une maison voisine. La police a dû interrompre le réseau de métro de la STIB le temps que les auteurs des tirs fuient par les tunnels. Un troisième homme, âgé de 73 ans, qui avait dissimulé les armes à son domicile après les faits, a été condamné à 3 ans de prison avec sursis probatoire pour la partie de peine dépassant la détention préventive déjà effectuée. Les trois condamnés devront verser un total de 77 800 EUR à la STIB pour couvrir le coût de l'interruption du réseau. Le parquet avait requis 16 et 14 ans de prison pour les deux plus jeunes prévenus.
Le point de deal « Clemenceau », comme celui du Peterbos, illustre la dynamique récurrente de guerres de territoire entre points de vente de stupéfiants en Région bruxelloise, une problématique de sécurité publique documentée par ailleurs dans cette carte (voir la section « Escalade de violences à Saint-Gilles », avril 2026, et la création du commissaire régional aux drogues en juin 2026).
Sources : RTBF (3 juillet 2026) ; La DH (3 juillet 2026). Confiance : official (jugement du tribunal correctionnel).
Commissaire régional aux drogues confirmé (16 juin 2026)
Le 16 juin 2026, le gouvernement a confirmé devant le Parlement la création d'un poste de commissaire régional aux drogues, inscrit dans l'accord de gouvernement. Le ministre-président avait pourtant déclaré un mois plus tôt qu'il n'y aurait pas de commissaire dédié, jugeant qu'une coordination forte entre acteurs suffisait ; la majorité a finalement insisté pour une fonction à part entière.
Caractéristiques annoncées :
- Budget : 1,5 million d'euros par an à partir de 2027
- Mission : renforcer la cohérence de l'intervention régionale en coordonnant sécurité, prévention et santé entre les niveaux fédéral, régional et local, sans chevauchement avec la commissaire fédérale aux drogues ; le commissaire ne remplace pas les services existants
- Profil recherché : détachement d'un agent de police, d'un magistrat ou d'un administrateur
- Partenaires associés : le ministre de l'Intérieur, les dix-neuf bourgmestres, les chefs de corps et le procureur
La création répond à la hausse des fusillades et du trafic de drogue à Bruxelles.
Source : BRUZZ Politiek (16 juin 2026).
Conseil régional de sécurité — frappes en Iran (4 mars 2026)
Le 4 mars 2026, le ministre-président a convoqué le Conseil régional de sécurité (CORES) suite aux frappes américano-israéliennes en Iran. La réunion a rassemblé les 19 bourgmestres bruxellois, les 6 corpschefs de zone de police, le procureur du Roi de Bruxelles et des représentants de l'OCAM.
Le niveau de menace en Belgique reste au niveau 3 sur 4 (« grave »), inchangé depuis le 16 octobre 2023. Une attention particulière est portée aux intérêts israéliens, américains et iraniens sur le territoire. Des renforts policiers ont été déployés dès le week-end précédant la réunion.
Cette réunion est la première activation du CORES sous le gouvernement Dilliès. Le renforcement du Conseil régional de sécurité est inscrit dans l'accord de gouvernement.
Sources : BX1, DH (4-5 mars 2026).
Rapport safe.brussels : état de la criminalité (données 2024)
Le rapport annuel de l'Observatoire bruxellois de la sécurité (safe.brussels), publié le 22 décembre 2025, fournit une base factuelle pour évaluer les priorités de la DPR :
| Indicateur | Donnée | Tendance |
|---|---|---|
| Faits judiciaires enregistrés | ~157 000/an | Stable sur 10 ans |
| Taux de criminalité pour 1 000 hab. | 131,01 (2024) | En baisse (137,5 en 2014) |
| Infractions liées aux drogues | +33 % | 2023→2024 |
| Incidents par armes à feu | 92 (8 décès) | Hausse (3 décès en 2023) |
| Homicides | 34 cas | +40 % sur 10 ans |
| Violences sexuelles (viols) | +50 % (police) | Sur 10 ans (~30 % impliquent des mineurs) |
| Vols et extorsions | −19 % | Depuis les années 2000 |
Lecture : la criminalité globale n'« explose » pas à Bruxelles — le taux par habitant baisse grâce à la croissance démographique (+7,4 %). Mais des phénomènes spécifiques (drogues, armes à feu, violences sexuelles) sont en forte hausse, ce qui justifie les priorités ciblées de la DPR (commissaire anti-drogues, sécurisation des gares).
Sources : safe.brussels, rapport annuel 2024 (déc. 2025) ; DH, « la criminalité à Bruxelles n'explose pas » (jan. 2026).
Engagements de la DPR
La Déclaration de Politique Régionale du 13 février 2026 consacre un chapitre entier à la sécurité, structuré autour de plusieurs axes :
Lutte anti-drogues
- Commissaire régional aux drogues — autorité dédiée, en miroir du dispositif fédéral (création confirmée le 16 juin 2026, voir ci-dessous)
- Plan régional intégré drogues — approche en chaîne (prévention, réduction des risques, répression)
Sécurisation des gares
- 10 millions EUR d'investissement pour les gares du Midi et du Nord
- Coordination avec les zones de police et la SNCB
Vidéosurveillance et coordination policière
- Intégration des systèmes de vidéosurveillance locaux dans le système central de la Police fédérale
- Plateforme SAFE.Brussels interconnectée avec le CGPI
- Fusion possible des zones de police (sous réserve de vote fédéral favorable)
- Antennes locales de police de proximité
SIAMU (pompiers)
- Deux phases de renforcement des effectifs
- Amélioration des conditions de travail
- Dotation fédérale triplée : la Chambre a voté le 5 mars 2026 le passage de 5,7 à 15,4 millions EUR/an, corrigeant une discrimination identifiée par la Cour constitutionnelle en 2022. Indexation annuelle à partir de 2027
Autres mesures
- Filière de recrutement spécifique pour les métiers de la sécurité destinée aux Bruxellois
- Lutte contre le harcèlement de rue, la délinquance juvénile, les violences faites aux femmes et aux enfants
- Lutte contre le trafic de stupéfiants et le radicalisme
Première action terrain : Gare du Midi (17 février)
Trois jours après la prestation de serment, le ministre-président a effectué sa première visite de terrain à la gare du Midi, accompagné de la secrétaire d'État à l'Urbanisme et des bourgmestres d'Anderlecht et de Forest. Le constat formulé : « il y a mieux à faire en matière de coordination » entre les acteurs présents sur le site (zones de police locales, Police fédérale, SNCB, Stib, communes).
Cette visite concrétise la priorité sécuritaire de la DPR et illustre le défi de coordination que représentent les 10 millions EUR annoncés pour la sécurisation des gares du Midi et du Nord.
Autres engagements sécuritaires (DPR, chapitre 7)
La DPR prévoit des mesures supplémentaires en matière de sécurité :
- SAC harmonisées : harmonisation des sanctions administratives communales à l'échelle régionale, pour assurer une application uniforme entre les 19 communes
- Cellule régionale anti-radicalisme : structure dédiée de prévention et de détection de la radicalisation, en complément du dispositif fédéral (OCAM)
- Plan régional anti-drogue : plan intégré couvrant la prévention, la réduction des risques, le traitement et la répression — articulé avec la compétence du commissaire régional aux drogues
Ces mesures n'ont pas encore fait l'objet de textes d'exécution.
Sources et méthodologie
Les engagements documentés ci-dessus proviennent du texte officiel de la DPR (chapitre 7) et des sources de presse concordantes ayant couvert l'accord de gouvernement du 12 février 2026.
Task-force hotspot gare du Nord (mars 2026)
Le 16 mars 2026, les bourgmestres de Schaerbeek (Martin de Brabant, MR) et Saint-Josse (Emir Kir) ont annoncé conjointement un ensemble de mesures pour le hotspot du Quartier Nord, adoptées dans le cadre de la Task Force Locale :
Mesures immédiates :
- Fermeture nocturne de tous les établissements publics du périmètre entre 1h et 6h (lieux de prostitution inclus) — arrêté communal dans les deux communes
- Uniformisation des horaires entre Schaerbeek et Saint-Josse (fin de l'arbitrage par passage de l'autre côté de la rue)
- Extension de l'interdiction de consommation d'alcool sur la voie publique
- Renforcement de la couverture caméras — soutien fédéral attendu
- Limitation de vitesse des trottinettes en free floating à 8 km/h dans la zone
- Réactivation des « safe places » et partenariat local de prévention
Mesures à moyen terme :
- Enquêtes d'intégrité sur les commerces du quartier (soupçons de blanchiment d'argent)
- Réaménagement de la rue d'Aerschot, en lien avec le Plan Gares (enveloppe de 10 millions EUR)
Sources : La Libre, DH (16-18 mars 2026).
Ordonnance opérationnelle — incident Royale Layalina (14 avril 2026)
L'ordonnance communale de fermeture nocturne est entrée en vigueur début avril 2026 (durée initiale de trois mois, renouvelable). Dans la nuit du samedi 14 avril, la police a fait évacuer 120 personnes de la boîte de nuit Royale Layalina rue Royale à Saint-Josse, premier incident public de l'ordonnance.
Le gérant dénonce publiquement l'impact économique : « 120 clients annulés, DJ français annulé, acompte payé » et évoque un risque de « faillite à court terme ». Il indique préparer un référé contre l'ordonnance, procédure pouvant aboutir à une décision rapide mais provisoire. Le cabinet du bourgmestre de Saint-Josse Emir Kir confirme qu'il ne souhaite pas ouvrir d'exception à la mesure.
Portée juridique : la procédure en référé est distincte d'un recours au Conseil d'État — le référé vise une suspension rapide, le Conseil d'État peut être saisi en parallèle pour une annulation au fond.
Sources : La Libre (15 avril 2026) ; DH (15 avril 2026) ; L'Avenir (15 avril 2026). Confiance : official.
Escalade de violences à Saint-Gilles (15-18 avril 2026)
Trois incidents graves ont frappé Saint-Gilles en quatre nuits, sur fond de guerre de territoire entre organisations criminelles liée au trafic de drogue.
| Nuit | Lieu | Fait | Dommages |
|---|---|---|---|
| 15 → 16 avril | rue de Bosnie | Explosion | ~10 véhicules endommagés |
| 16 → 17 avril | rue Gisbert Combaz | Tirs | 3 impacts sur vitres, aucune victime |
| 17 → 18 avril | rue Théodore Verhaegen (bar OKLM Chicha) | Explosion | Façade détruite, 15 vitres de l'Institut des Filles de Marie soufflées, aucune victime |
Le bourgmestre Jean Spinette (PS) a qualifié la scène d'« hallucinante » après qu'une école ait été directement touchée, évoquant une « gangrène » pour la commune et une criminalité organisée. Prise de position explicite : « Bruxelles n'a pas besoin de militaires, mais d'enquêteurs et de patrouilles pour sécuriser les nuits des habitants. » Il demande un renforcement de la capacité d'enquête plutôt qu'un dispositif Green Shield.
Réponse policière : présence renforcée de jour comme de nuit, mobilisation du service Prévention communal, moyens fédéraux supplémentaires. Une réunion avec les riverains touchés est organisée avec la police et la prévention. Voir aussi la commune Saint-Gilles.
Sources : RTBF (18 avril 2026) ; BX1 (18 avril 2026). Confiance : official.
Explosion à Schaerbeek (13 mars 2026)
Le vendredi 13 mars 2026, une détonation a eu lieu en soirée avenue Albert Giraud à Schaerbeek. Il s'agissait d'un engin pyrotechnique selon la porte-parole de la zone de police Bruxelles-Nord (Victoire Lorand). Un périmètre d'exclusion judiciaire a été établi. Le laboratoire de la police fédérale et un expert incendie ont été requis. Aucun blessé n'a été signalé.
Source : La Libre (14 mars 2026).
Opération Green Shield : 100 militaires déployés (23 mars 2026)
Le 19 mars 2026, les ministres fédéraux de l'Intérieur Bernard Quintin (MR) et de la Défense Theo Francken (N-VA) ont signé l'accord de déploiement militaire baptisé opération Green Shield. Le 23 mars 2026, 200 militaires sont déployés simultanément à Bruxelles et Anvers, avec une extension ultérieure à Liège. En comptant les rotations, environ 600 personnes sont mobilisées. 50 militaires étaient déjà affectés à la sécurisation des sites nucléaires.
Contexte : montée de l'antisémitisme — attaque contre la synagogue de Liège le 21 mars, tentative d'attaque à Anvers le 24 mars. Le niveau de menace en Belgique reste au niveau 3 sur 4 (« grave »).
Missions :
- Surveillance statique des sites de la communauté juive (synagogues, écoles)
- Patrouilles mixtes police/armée dans les gares et stations STIB — renforcement de la sécurité dans les stations de métro et gares bruxelloises
- Opérations FIPA (dispositifs intégrés de grande envergure) : lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée en Région bruxelloise
Durée : trois mois initialement, réduction à 90 militaires si prolongation au-delà. Les patrouilles mixtes à Bruxelles ne débuteront effectivement qu'à partir d'avril 2026 (BX1).
Il s'agit d'une mesure fédérale avec impact direct sur Bruxelles. La ministre fédérale de la Justice a critiqué l'annonce initiale, indiquant qu'elle n'avait pas été discutée en Conseil des ministres.
Sources : RTBF (16, 19 et 23 mars 2026), BX1, La Libre, DH, L'Avenir, BusinessAM (23 mars 2026).
Agression au CPAS d'Anderlecht (25 mars 2026)
Le mercredi 25 mars 2026, vers 10h30, un individu a agressé un agent de sécurité du CPAS d'Anderlecht ainsi que deux policiers de la zone Bruxelles-Midi. L'homme, enfermé dans un box d'entretien, a démoli le mobilier avant d'être maîtrisé par l'équipe canine. Le CPAS a été fermé l'après-midi.
Cet incident s'inscrit dans un contexte de tensions accrues dans les CPAS bruxellois, liées à la réforme fédérale du chômage (exclusions du système d'allocations) qui entraîne une pression croissante sur les centres d'aide sociale.
Accidentologie trottinettes
L'institut Vias recense 541 blessés dans des accidents de trottinettes à Bruxelles en 2024. Au Q1 2025, la hausse atteint +62 % au niveau national et +44 % à Bruxelles. La Région concentre 45 % de tous les accidents de trottinettes du pays. Parmi les victimes gravement blessées, 60 % souffrent de traumatismes crâniens.
Source : Vias Institute, analyses 2024-2025.
Extension du déploiement militaire : gares et métros (3 avril 2026)
À partir du 3 avril 2026, 45 militaires supplémentaires patrouillent dans les gares et stations de métro bruxelloises, en binôme avec la police ferroviaire. L'objectif : lutter contre les conséquences du narcotrafic dans l'espace public. Les stations concernées n'ont pas été annoncées, mais les hotspots comme la gare du Midi sont prioritaires.
Ce déploiement s'ajoute aux 200 militaires déjà en rue depuis le 23 mars (sites juifs, patrouilles FIPA), portant le total à environ 245 militaires dans l'espace public bruxellois.
Flou juridique critique : le codex Défense, qui doit encadrer légalement les opérations militaires en rue, n'a pas encore été voté au Parlement fédéral. Le syndicat SLFP Défense critique un « vide juridique » sur la responsabilité en cas d'incident. La rémunération (~4,95 EUR/h net) est également contestée.
Source : BX1 / La Libre / L'Avenir / DH (31 mars – 2 avril 2026). Confiance : official (accord ministériel Quintin/Francken du 19 mars).
Fraudes présumées à l'académie de police (avril 2026)
L'ex-directrice de la Gewestelijke Politieacademie Brussel (académie de police régionale) est visée par des enquêtes du parquet de Bruxelles et du Brabant wallon. Présomptions : dérogations spéciales pour annuler des PV et fausses attestations Selor (primes de bilinguisme frauduleuses). L'intéressée a réintégré une zone de police locale. Les parquets n'ont pas commenté.
Source : BRUZZ (1er avril 2026). Confiance : official (parquets confirmés).
Zone Bruxelles-Nord : criminalité en baisse de 12 % en 2025
La zone de police Bruxelles-Nord (Polbruno : Schaerbeek, Evere, Saint-Josse) a présenté son bilan 2025 le 3 avril 2026 :
| Indicateur | 2025 | Évolution vs 2024 |
|---|---|---|
| Criminalité « objective » | 29 495 PV | −12 % |
| Vols véhicules, à la tire, cambriolages | En recul | — |
| PV stupéfiants | 1 333 | +53 % |
| Arrestations | — | +11 % |
| Mises à disposition parquet | — | +147 % |
La violence reste concentrée au Quartier Nord, qui nécessite « plus que jamais » une attention particulière. Les défis persistants : vols avec violence, violences intrafamiliales, cybercriminalité.
Source : BX1 / La Libre / DH (3-4 avril 2026). Confiance : official (zone de police).
Poste avancé Delta : nouvelle caserne SIAMU à Ixelles (14-17 avril 2026)
Du mardi 14 avril au vendredi 17 avril 2026, le SIAMU déménage vers son nouveau poste avancé Delta, boulevard du Triomphe à Ixelles. La couverture opérationnelle est assurée sans interruption depuis la nouvelle infrastructure dès le premier jour du transfert.
Caractéristiques du nouveau bâtiment :
| Paramètre | Ancien poste | Nouveau poste Delta |
|---|---|---|
| Surface | 800 m² | 2 700 m² |
| Étages | — | 5 |
| Véhicules | — | 5 camions + 4 ambulances |
| Équipe de garde | 16 pompiers | effectifs renforcés |
Innovation — système de décontamination post-incendie : le poste Delta intègre un système de décontamination présenté comme inédit en Belgique, avec deux circuits distincts pour les tenues et le personnel entre zone sale (retour d'intervention, contaminée) et zone propre (vestiaires, repos). Objectif : réduire l'exposition des pompiers aux résidus cancérigènes après intervention — un enjeu de santé au travail identifié dans la profession.
Cette mise en service matérialise le volet « amélioration des conditions de travail » inscrit au chapitre 7 de la DPR et complète la hausse de la dotation fédérale SIAMU votée le 5 mars 2026 (de 5,7 à 15,4 M EUR/an, corrigeant la discrimination constitutionnelle identifiée en 2022).
Sources : BX1 — Le nouveau poste avancé Delta (15 avril 2026) ; DH — Les pompiers investissent leur nouvelle caserne à Delta (15 avril 2026). Confiance : official.
Quartier Brabant (Schaerbeek) : bilan positif après un mois de fermeture nocturne (mai 2026)
Le bourgmestre de Schaerbeek Martin de Brabant (MR) a présenté un premier bilan de l'ordonnance de fermeture nocturne obligatoire (1h-6h) dans la Quartier Brabant, entrée en vigueur début avril 2026 :
Résultats après un mois :
- Forte baisse des délits constatée par la police pendant les heures de fermeture
- Réduction significative du bruit et des nuisances pour les riverains
- Mesure qualifiée de « succès » par le bourgmestre
La Quartier Brabant, secteur du quartier Nord à cheval sur Schaerbeek et Saint-Josse, est l'un des hotspots de criminalité et de prostitution identifiés dans le Plan Gares. La mesure est complémentaire à la Task Force Locale mise en place en mars 2026 et aux mesures de fermeture dans le Quartier Nord (rue d'Aerschot).
Source : BRUZZ Economie (9 mai 2026). Confiance : officielle (déclaration bourgmestre).
Quartier Brabant : fermeture nocturne prolongée de trois mois et adaptée (juin 2026)
Les communes de Schaerbeek et de Saint-Josse-ten-Noode prolongent de trois mois, jusqu'à fin septembre 2026, le règlement de fermeture nocturne des commerces (1h-6h) du quartier Brabant, secteur du quartier Nord à cheval sur les deux communes. Le dispositif, en vigueur depuis début avril, est renouvelé mais adapté après les remontées de terrain.
Adaptations annoncées :
- À Schaerbeek (vote au conseil communal le 26 juin), l'heure de fermeture est assouplie à 3h le week-end et les veilles de jours fériés.
- À Saint-Josse-ten-Noode (vote le 30 juin), les horaires sont maintenus, mais la rue Royale est exclue du périmètre.
- Les exonérations fiscales d'accompagnement sont prolongées.
Justification chiffrée mise en avant par les collèges : la part des faits violents commis entre 1h et 6h serait passée de vingt-trois pour cent au premier trimestre à sept virgule sept pour cent en mai, et les vols avec violence auraient reculé (de quinze à sept). Ce constat prolonge le premier bilan d'avril (part des agressions nocturnes ramenée de vingt à onze virgule cinq pour cent, voir section précédente). Selon les communes, environ trois riverains sur quatre soutiennent la mesure.
Sources : RTBF (23 juin 2026) ; BRUZZ (23 juin 2026) ; La DH (23 juin 2026). Confiance : unconfirmed (annonces communales et presse ; votes des 26 et 30 juin, arrêtés à publier).
Chants antisémites Anderlecht-Bruges : information judiciaire ouverte (9 mai 2026)
Le parquet de Bruxelles a annoncé le samedi 9 mai 2026 l'ouverture d'une information judiciaire après les chants antisémites entonnés par des supporters brugeois lors du « Topper » RSC Anderlecht – Club Brugge du dimanche 3 mai 2026. Le président du Club Brugge Bart Verhaeghe est attendu pour un audition.
Ce dossier, bien que judiciaire et sportif, a une dimension de sécurité publique (gestion des supporters, espace public) qui relève du périmètre BGM.
Sources : BX1, La Libre Belgique, BRUZZ (9 mai 2026). Confiance : officielle (parquet de Bruxelles).
Fusion des zones de police : nouvelle bascule politique (18-19 mai 2026)
Six jours après le vote en plénière de la Chambre (13 mai), le dossier de la fusion des six zones de police bruxelloises en une zone unique entre dans une nouvelle séquence. Le 18 mai 2026, le bourgmestre d'Evere a annoncé son intention d'introduire un recours, rejoignant Brulocalis (Association des villes et communes bruxelloises) qui a déjà annoncé un recours à la Cour constitutionnelle et plusieurs bourgmestres déposants. Le 19 mai 2026, BRUZZ rapporte qu'une exigence flamande importante dans le dossier serait satisfaite — concession politique présentée comme l'élément déclencheur du recours communal. Le ministre fédéral de l'Intérieur avait pour sa part reconnu publiquement le 16 mai que le dossier avait pris « malheureusement une saveur communautaire ». Suite à suivre dans le dossier fusion-polices.
Sources : BRUZZ — Burgemeester van Evere wil beroep tegen fusie (18 mai 2026) ; BRUZZ — Fusie politiezones : belangrijke Vlaamse eis ingewilligd (19 mai 2026). Confiance : official.
Décès dans le tunnel du métro Heysel — Roi Baudouin (15 mai 2026)
Dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 mai 2026, une femme d'une cinquantaine d'années a été retrouvée sans vie dans un tunnel du métro entre les stations Heysel et Roi Baudouin. La circulation a été perturbée plusieurs heures. Information confirmée par Le Soir, La Libre, L'Avenir et BX1. La cause du décès et les circonstances exactes (chute, intrusion, autre) ne sont pas encore documentées publiquement ; les services de la STIB et la police mènent les vérifications d'usage. L'incident pose question pour l'engagement DPR station-security (sécurisation des gares et stations).
Source : Le Soir (16 mai 2026). Confiance : official.
Brussels Pride 2026 : 30ᵉ édition, 216 000 personnes et tensions (16-17 mai 2026)
La 30ᵉ Brussels Pride s'est tenue le samedi 16 mai 2026 dans le centre de Bruxelles, rassemblant selon les organisateurs 216 000 personnes (chiffre repris par La Libre et Le Vif). Le bilan policier publié le 17 mai fait état de 29 arrestations liées à des protestations contre la présence de la N-VA dans le cortège. Trois artistes queers ont par ailleurs été victimes d'une violente agression en marge du défilé ; une plainte a été déposée (La Libre, BX1). Le ministre FWB de la Santé a annoncé un plan d'action inédit contre les violences LGBTQIA+ (voir carte social).
Sources : La Libre — 216 000 personnes (17 mai 2026) ; La Libre — 3 artistes agressés (17 mai 2026). Confiance : official.
Explosion rue de la Borne à Molenbeek (19 mai 2026)
Le mardi 19 mai 2026 vers 02h10, une explosion s'est produite rue de la Borne (Paalstraat) n°6 à Molenbeek-Saint-Jean. Plusieurs fenêtres de la rue ont volé en éclats ; la vitrine et le rideau d'une boulangerie syrienne ont également été endommagés. Aucun blessé. Sur place : pompiers de Bruxelles, police de la zone Bruxelles-Ouest, laboratoire de la police fédérale et DOVO (Service d'enlèvement et de destruction d'engins explosifs) pour expertise. Le parquet de Bruxelles s'est saisi. La bourgmestre s'est déplacée. Les circonstances restent indéterminées ; un commerçant évoque la possibilité d'un règlement de comptes, hypothèse que la police n'a pas confirmée.
Source : BRUZZ — Meerdere ramen sneuvelen bij ontploffing in Molenbeek (19 mai 2026). Confiance : official.
6 000 flacons de protoxyde d'azote volés à Hal après saisie (19 mai 2026)
Environ 6 000 bonbonnes de protoxyde d'azote saisies par la police Bruxelles-Ixelles ont été dérobées dans un local de stockage à Hal (Halle, Brabant flamand) avant leur destruction. L'affaire interroge la chaîne de garde judiciaire des produits saisis. Le protoxyde d'azote fait l'objet d'une vigilance accrue en Région bruxelloise depuis 2023 (consommation détournée, santé publique). Multi-source : RTBF, BRUZZ, HLN, VRT.
Source : RTBF (19 mai 2026). Confiance : official.
SIAMU : plan de réorganisation des gardes au comité de concertation du 28 mai 2026
L'ordre du jour du comité de concertation du 28 mai 2026 comporte un plan de réorganisation des gardes présenté par la direction du Service d'incendie et d'aide médicale urgente (SIAMU). Le plan prévoit de ramener l'effectif quotidien de garde de 161 à 153 personnes, après une première réduction de 173 à 161 décidée en 2025. Concrètement, la direction propose :
- la suppression d'une autopompe au poste d'Anderlecht (qui en compte actuellement deux), couvrant Anderlecht, Forest et une partie d'Uccle et d'Ixelles ;
- la suppression d'une échelle au poste Cité (cité administrative, secteur Pacheco) ;
- un total équivalent à huit personnes en moins par garde.
Le front commun syndical (SLFP/VSOA cité) s'oppose au plan. Citation : « c'est dangereux, on met la vie des Bruxellois en danger. Pour le secteur d'Anderlecht, on parle de 14 sorties d'autopompe en moyenne par garde de 24 h. En supprimant le personnel pour une autopompe, on passerait à 14 sorties pour une seule autopompe. Les délais d'intervention vont être rallongés et on met aussi la santé des pompiers en danger. »
Cette trajectoire est à rebours de l'engagement de la DPR (chapitre 7) qui prévoit deux phases de renforcement des effectifs SIAMU. L'engagement siamu-reinforcement du Claim Tracker est en conséquence basculé au statut retardé (« delayed »). Un incendie à Anderlecht le 7 juin 2026 a relancé la polémique syndicale sur la suppression de l'autopompe au poste d'Anderlecht.
À noter que la trajectoire d'investissement SIAMU reste positive en parallèle : la dotation fédérale a été triplée (5,7 → 15,4 M€/an, votée le 5 mars) et le poste avancé Delta d'Ixelles est opérationnel depuis le 14 avril 2026. La tension porte donc sur les effectifs opérationnels quotidiens, distincts des dotations et de l'immobilier.
Source : DH Bruxelles (26 mai 2026). Confiance : official (ordre du jour comité, citation syndicale).
SIAMU : direction et syndicats demandent ensemble un refinancement structurel (11 juin 2026)
Fait inhabituel : le 11 juin 2026, le front commun syndical et la direction des pompiers de Bruxelles ont appelé conjointement le gouvernement bruxellois à procéder « sans délai à un refinancement structurel » du SIAMU pour lui permettre d'assurer « pleinement ses missions essentielles ». Selon leur communiqué, les mesures d'économie se traduisent par :
- une diminution structurelle des effectifs opérationnels et administratifs, le gel prolongé des recrutements ne compensant pas les départs ;
- un traitement ralenti des appels d'urgence, faute de personnel au centre d'appels ;
- des véhicules de secours mis hors service par manque d'effectifs ;
- des moyens insuffisants pour organiser les formations obligatoires.
« La sécurité publique et le bien-être du personnel ne peuvent pas servir de variables d'ajustement budgétaire », soulignent-ils. Cette démarche conjointe direction-syndicats prolonge le bras de fer ouvert par le plan de réorganisation des gardes du 28 mai (voir section précédente) et accentue la tension avec l'engagement de renforcement du SIAMU inscrit dans la DPR (engagement siamu-reinforcement, statut « retardé »).
Source : DH Bruxelles (11 juin 2026). Confiance : unconfirmed (communiqué relayé par la presse).
SIAMU : grève totale de 24 heures annoncée pour le 21 juillet 2026
Le 19 juillet 2026, le front commun syndical du SIAMU a appelé à une grève totale de 24 heures le mardi 21 juillet 2026. Les grévistes resteront chez eux, sauf réquisition officielle pour assurer les interventions indispensables.
Les syndicats dénoncent :
- une réduction du nombre d'agents présents lors des gardes (voir le plan de réorganisation du 28 mai 2026 ci-dessus) ;
- la suppression de véhicules de secours ;
- des mutations obligatoires décidées sans concertation ;
- un projet régional visant à supprimer deux jours fériés (2 et 15 novembre) ;
- l'instauration d'une évaluation annuelle du personnel, perçue comme une pression supplémentaire.
Le personnel avait déjà réclamé en mai 2026 l'engagement de 200 agents supplémentaires. Une précédente grève de 24 heures avait eu lieu le 31 décembre 2025 pour dénoncer le manque d'effectifs. Selon le front commun syndical, « l'heure n'est plus aux discussions stériles ».
Cette grève prolonge le bras de fer documenté dans les deux sections précédentes et confirme la trajectoire retardée de l'engagement siamu-reinforcement du Claim Tracker. Aucune réaction officielle du gouvernement bruxellois ou de la direction du SIAMU n'était disponible au 20 juillet 2026.
Sources : La Libre (19 juillet 2026, Belga) ; BX1 ; DH ; L'Avenir ; BRUZZ. Confiance : official (annonce syndicale multi-sourcée), aucune réaction gouvernementale confirmée à ce stade.
SIAMU : grève reconduite, service à 30 % (21-22 juillet 2026)
La grève totale du SIAMU débutée le 21 juillet 2026 s'est poursuivie le lendemain, avec seulement environ 30 % du service opérationnel disponible selon BRUZZ. Le 22 juillet, le ministre-président Boris Dilliès a rencontré les représentants syndicaux ; aucun accord n'a été trouvé à l'issue de la rencontre, et la grève restait à l'ordre du jour.
Le gouvernement propose le recrutement de 40 pompiers supplémentaires d'ici la fin de l'année, une révision des procédures de sélection et des investissements en infrastructure. Le front commun syndical (CGSP, porte-parole Patrick Giebens) juge ces propositions insuffisantes face à une perte attendue de 60 à 70 pompiers entre le début et la fin de l'année, et relève que seuls 1 à 2 millions d'euros sur les 10 millions promis au niveau fédéral pour l'expansion des effectifs auraient été alloués. Aucune assemblée générale n'était planifiée à cette date, les syndicats jugeant qu'« une assemblée générale ne sert à rien tant qu'il n'y a pas de vraies propositions ».
Cette impasse confirme la trajectoire retardée de l'engagement siamu-reinforcement du Claim Tracker, déjà basculé au statut « retardé » depuis le plan de réorganisation des gardes de mai 2026.
Sources : RTBF (22 juillet 2026) ; BRUZZ (22 juillet 2026) ; La DH (22 juillet 2026) ; La Libre Bruxelles (21 juillet 2026). Confiance : unconfirmed (déclarations relayées par la presse, pas de communiqué gouvernemental ou syndical primaire disponible).
SIAMU : le gouvernement annonce 132 recrutements et 10 M EUR, la grève se poursuit (23 juillet 2026)
Le 23 juillet 2026, le gouvernement bruxellois a approuvé un plan de renforcement du SIAMU :
- 132 recrutements au total d'ici fin 2027 : 40 dès la fin 2026, 20 en mars 2027, puis trois groupes de 24 au second semestre 2027
- 10 millions d'euros d'investissement : 2 millions immédiats pour des projets prioritaires (sites d'Anderlecht et de la VUB), 8 millions supplémentaires pour des projets à déterminer via concertation du personnel
- Un nouveau cadre de carrière spécifique pour les ambulanciers, pour renforcer les services d'aide médicale urgente
Le front commun syndical (ACV, porte-parole Steven Gilissen) maintient la grève, qui se poursuit avec une capacité opérationnelle réduite. Les syndicats rejettent la précondition du gouvernement de suspendre le mouvement avant toute négociation : « On ne va pas suspendre nos actions pour s'asseoir à la table. On veut négocier aujourd'hui. » Leurs réserves portent notamment sur le manque de clarté dans la répartition des 10 millions d'euros, le risque que les fonds non utilisés soient restitués au gouvernement en fin d'année, et l'absence de travail préparatoire sur les réserves de recrutement malgré leurs demandes répétées.
Cette annonce constitue une évolution notable par rapport aux propositions antérieures (40 recrutements d'ici fin d'année, jugées insuffisantes par les syndicats le 22 juillet) mais ne suffit pas, à ce stade, à mettre fin au conflit.
Sources : BX1 (23 juillet 2026) ; La DH (23 juillet 2026). Confiance : official (décision gouvernementale confirmée par deux sources indépendantes, citations syndicales directes).
SIAMU : pré-accord et suspension de la grève après cinq jours (25 juillet 2026)
Le samedi 25 juillet 2026, au cinquième jour de grève, un pré-accord a été conclu entre le gouvernement bruxellois et le front commun syndical des pompiers. Les syndicats ont appelé à suspendre le mouvement, sans le clôturer : l'accord doit encore être validé par la base syndicale, consultée dans les jours suivants.
Contenu de l'accord tel que rapporté par les représentants du personnel :
- Nouvelles campagnes de recrutement lancées le plus rapidement possible, avec des engagements dès 2026 et un renforcement plus substantiel des équipes en 2027
- Intégration rapide des nouvelles recrues dans un régime d'attente
- Constitution de réserves de recrutement, pour accélérer les remplacements futurs
- Répartition de l'enveloppe fédérale de 10 millions d'euros : plus de 8 millions pour le personnel opérationnel et le centre d'appels d'urgence 112, 2 millions pour des travaux d'infrastructure
- Renforcement du centre 112 et maintien des barèmes et conditions statutaires existants
Deux précisions importantes sur les chiffres :
- Les 10 millions d'euros sont une dotation fédérale, pas un investissement propre de la Région. Ils lèvent l'incertitude relevée le 23 juillet sur l'affectation des 8 millions « à déterminer ».
- Le calendrier des 132 recrutements annoncés le 23 juillet se répartit en 40 en 2026, 20 supplémentaires d'ici mars 2027 et 72 supplémentaires d'ici décembre 2027.
Pendant le week-end précédant l'accord, la disponibilité opérationnelle avait continué de se dégrader : le 25 juillet, 17 % des effectifs étaient présents selon La DH, contre environ 30 % le 22 juillet selon BRUZZ. Les pompiers avertissaient que « des retards dans le traitement des appels et lors de certaines interventions ne peuvent être exclus ».
La consultation de la base a rendu son résultat le 27 juillet (voir la section suivante) : l'accord a été validé et la suspension confirmée. L'engagement siamu-reinforcement du Claim Tracker sort de ce fait de l'impasse documentée depuis mai 2026, sans être pour autant réalisé.
Sources : RTBF (25 juillet 2026) ; BX1 (25 juillet 2026) ; La Libre (25 juillet 2026) ; La DH — 17 % des effectifs (25 juillet 2026) ; BRUZZ (25 juillet 2026). Confiance : unconfirmed (pré-accord annoncé par les organisations syndicales et relayé par la presse de référence ; pas de communiqué gouvernemental primaire ; validé par l'assemblée générale du personnel le 27 juillet 2026).
Trois fusillades à Molenbeek-Saint-Jean en 48 heures (24-25 juillet 2026)
La zone de police Bruxelles-Ouest a rapporté trois fusillades à Molenbeek-Saint-Jean sur deux nuits consécutives :
- 24 juillet, vers 2h15, avenue de Roovere (près de la gare de l'Ouest) : plusieurs impacts de balles relevés, notamment sur la porte vitrée d'un immeuble. Aucun blessé, aucun suspect interpellé. Une autre fusillade est survenue à Anderlecht dans le même créneau nocturne.
- 24 juillet, vers 23h30, rue Heyvaert : une personne blessée à la jambe, transportée à l'hôpital, pronostic vital non engagé selon les premières informations.
- 25 juillet, vers 22h10, avenue de Roovere : un homme blessé par balle ; à l'arrivée des forces de l'ordre, un véhicule stationné a été observé sur place.
Les faits ont été signalés au parquet de Bruxelles et des enquêtes sont en cours. Le décompte agrégé de « quatrième fusillade en une semaine » circulant dans la presse néerlandophone n'est pas attribué à un communiqué de la zone de police et n'est donc pas repris ici comme fait établi : seuls les incidents ci-dessus, individuellement sourcés par la zone Bruxelles-Ouest, le sont.
Cette série s'inscrit dans la problématique des règlements de comptes liés aux points de deal documentée ailleurs dans cette carte, et constitue un élément de contexte pour la mission du commissaire régional aux drogues créé en juin 2026.
Sources : BX1 (26 juillet 2026) ; La Libre (25 juillet 2026) ; BX1 — deux fusillades Anderlecht/Molenbeek (24 juillet 2026) ; La DH (25 juillet 2026). Confiance : unconfirmed (faits attribués à la zone de police Bruxelles-Ouest via la presse ; enquêtes en cours, aucune qualification judiciaire établie).
SIAMU : l'assemblée générale valide la suspension de la grève, préavis maintenu jusqu'à fin septembre (27 juillet 2026)
Le lundi 27 juillet 2026, l'assemblée générale du personnel des pompiers bruxellois a décidé à l'unanimité de suspendre le mouvement de grève entamé le 21 juillet. La consultation de la base, que le pré-accord du 25 juillet laissait ouverte, a donc confirmé la position du front commun syndical. C'est la fin de la plus longue mobilisation du corps des pompiers bruxellois documentée par BGM.
Trois éléments encadrent cette sortie de conflit :
- Le préavis de grève reste en vigueur. Le mouvement est suspendu, pas clôturé : les syndicats conservent la possibilité de relancer des actions sans déposer de nouveau préavis.
- Une échéance fixée à fin septembre 2026. Les organisations syndicales annoncent qu'elles reprendront les mobilisations si les engagements du gouvernement bruxellois et de la direction du SIAMU, soit 132 recrutements d'ici fin 2027 et l'enveloppe fédérale de 10 millions d'euros, ne sont pas concrétisés à cette échéance.
- Un choix stratégique assumé. Selon le front commun syndical, le mouvement a été « très puissant et efficace » ; plutôt que de risquer un essoufflement en le prolongeant, l'assemblée générale a préféré préserver le rapport de force en vue des négociations suivantes. Les syndicats indiquent vouloir renforcer leur organisation interne en désignant des référents dans chaque groupement.
Un second front possible, mais au niveau fédéral. Les organisations syndicales signalent qu'un second front social pourrait s'ouvrir dès septembre 2026 au niveau fédéral : pensions, reconnaissance des cancers professionnels, pénibilité du métier et conditions de fin de carrière. Ces revendications relèvent du gouvernement fédéral et sont explicitement distinguées par les syndicats des revendications régionales portant sur le financement du SIAMU et les effectifs, seules concernées par l'accord du 25 juillet. Un tel mouvement ne serait donc pas la reprise du conflit bruxellois, mais un dossier distinct.
Pour le Claim Tracker, l'engagement siamu-reinforcement reste au statut « annoncé » : le conflit est désamorcé, mais aucun des 132 recrutements annoncés n'est réalisé à ce stade. La prochaine vérification utile porte sur la fin septembre 2026, échéance que les syndicats se sont eux-mêmes fixée.
Sources : RTBF — L'assemblée générale du personnel valide l'accord des syndicats (27 juillet 2026) ; La Libre — Les syndicats suspendent la grève mais maintiennent le préavis (27 juillet 2026) ; La DH (27 juillet 2026) ; L'Avenir (27 juillet 2026) ; Le Vif (27 juillet 2026). Confiance : unconfirmed (décision de l'assemblée générale rapportée par la presse de référence et par l'agence Belga ; pas de communiqué primaire du gouvernement bruxellois ni du SIAMU).
Prévention : 14 des 39 projets subsidiés ne sont pas reconduits en 2026 (4 août 2026)
Le Plan global de sécurité et de prévention (PGSP) est l'instrument par lequel la Région subsidie les associations de terrain qui interviennent en amont de la répression : travail de rue, médiation, réduction des risques, prévention auprès des jeunes.
Le gouvernement bruxellois a validé le plan 2026 le 9 juillet 2026. Son contenu a été révélé par la presse le 27 juillet, puis notifié aux associations le lundi 4 août 2026. Le bilan :
- 14 des 39 projets financés en 2025 ne sont pas reconduits, pour 725 815 euros retirés
- 22 projets sont maintenus, 2 voient leur financement réduit, 1 reste indéterminé
- L'enveloppe totale du plan 2026 s'établit à 6,8 millions d'euros de subsides
Parmi les organisations touchées, Modus Vivendi, qui gère le seul centre de testing de drogues du pays et assure la veille sur l'arrivée éventuelle du fentanyl à Bruxelles, perd 212 000 euros sur deux programmes, dont 85 595 euros pour le testing. Dune, active auprès des usagers de drogues, passe de 116 875 euros en 2025 à 59 375 euros en 2026. Teach for Belgium perd environ 127 500 euros. Les Grignoux, Foyer, Sohab, Arts & Publics, Réseau Intersection, 2Bouts, Medimmigrant, JES, CIDJ, la Croix-Rouge et Femmes de Droit figurent parmi les projets non reconduits.
Le montant attribué à Transit, principal bénéficiaire du plan et gestionnaire des salles de consommation à moindre risque, est rapporté différemment selon les rédactions : financement intégral conservé selon BX1, réduction d'environ 271 000 euros selon la DH. Le chiffre n'est pas retenu ici tant que les documents validés ne sont pas publics.
Pourquoi cela compte pour ce domaine. La politique régionale de sécurité repose sur une chaîne annoncée en trois maillons : prévention, réduction des risques et répression. Les deux derniers montent en charge, avec un commissaire régional aux drogues doté de 1,5 million d'euros par an à partir de 2027 et un Plan Gares de 10 millions d'euros par an. Le premier maillon voit ses moyens associatifs diminuer sur le même exercice. Le secteur avait déjà alerté en avril 2026, lorsque quarante associations soutenues dans ce cadre signalaient que seule une couverture partielle du premier trimestre était confirmée.
Ni l'administration ni le cabinet compétent n'ont rendu publics les documents validés début juillet, ce qui empêche de vérifier les critères de sélection appliqués. Les montants ci-dessus proviennent des notifications reçues par les associations et relayées par la presse, non d'une source administrative primaire.
Voir aussi le dossier Plan Sécurité et le secteur Non-marchand.
Sources : DH (27 juillet 2026) ; BX1 (4 août 2026) ; L'Avenir (4 août 2026) ; BRUZZ (4 août 2026). Confiance : estimated sur les montants individuels, official sur la décision et son calendrier.
Le rapport safe.brussels 2024 a documenté l’état de la criminalité : vols avec violence en hausse, problématique drogue persistante dans les gares, pression sur les zones de police.
Lire le contexte completCe que ça signifie concrètement
Le nouveau gouvernement prévoit un commissaire régional anti-drogues, un investissement de 10 millions EUR dans les gares, la connexion des systèmes de vidéosurveillance et le renforcement des pompiers (SIAMU). Ces mesures doivent être financées par le budget 2026.
Ce que BGM ne dit pas
Cette fiche ne dit pas que le plan régional de sécurité résoudra tous les défis sécuritaires — elle documente les engagements chiffrés de la DPR. L'efficacité dépend du financement effectif, de la coordination avec les zones de police et de la coopération fédérale.
Sources
- DH — Sécurité, impôts, Good Move, logement : l'accord des 7 partis (12 fév. 2026) (opens in new tab)
- RTBF — Ce que contient l'accord de gouvernement régional (12 fév. 2026) (opens in new tab)
- BX1 — Le ministre-président en visite à la gare du Midi (17 fév. 2026) (opens in new tab)
- safe.brussels — Publications de l'Observatoire bruxellois de la Sécurité (opens in new tab)
- BX1 — Conseil régional de sécurité convoqué par Dilliès (4 mars 2026) (opens in new tab)
Pour aller plus loin
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